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Lean Manufacturing 10.12.21

La théorie des contraintes : définition et utilisation dans l'industrie

Qu’est-ce que la théorie des contraintes ?

La théorie des contraintes est une philosophie de Lean Manufacturing qui cherche à maximiser le débit d’un processus de production.

Cette théorie se base sur le constat suivant : tout système subit une contrainte qui limite ses performances. Si ce n’était pas le cas, les performances obtenues seraient maximales, ce qui est impossible.

Qu’est-ce qu’une contrainte ?

Une contrainte est un facteur qui limite la performance d’un processus. Il existe différents types de contraintes. On trouve notamment :

  • Les connaissances et les croyances qui peuvent mener à des inexactitudes dans la perception ou la réalisation d’une tâche.
  • La politique de l’entreprise qui peut imposer des règles limitantes pour la performance de l’entreprise.
  • Les ressources qui sont chères ou rares.
  • La règlementation et les normes qui peuvent limiter un système au niveau volume ou temps d’utilisation.

Lorsque la contrainte est une étape clé de la chaîne de production, on parle de goulot d’étranglement. Ce cas s’accompagne généralement d’un encours important en entrée du goulot et un débit particulièrement faible à sa sortie.

TOC : la mise en œuvre en 5 étapes

Quelle que soit la nature de la contrainte ou du goulot, la théorie des contraintes prévoit des étapes clés pour pouvoir l’éliminer.

1. Identifier le goulot

La première étape est d’identifier la contrainte. La théorie des contraintes va s’employer à trouver le goulot du système, puis à l’exploiter de sorte à maximiser le débit de l’ensemble du système.

L’identification de la contrainte se fait assez facilement lorsqu’il s’agit d’une machine coûteuse ou complexe car, comme on l’a vu, cela s’accompagne généralement d’un encours important.

En revanche, une contrainte hors-production est plus complexe à identifier. Elle peut alors prendre la forme d’un opérateur non-compétent ou encore d’une file d’attente administrative.

2. Exploiter le goulot

Durant cette étape, on cherche à maximiser le débit du goulot. Par exemple, il peut être judicieux de placer devant le poste goulot un contrôle qualité, pour que les pièces qui passent dans le poste goulot soient toutes conformes.

3. Subordonner tous les processus à la contrainte

Il s’agit ensuite de s’assurer que toutes les autres ressources soient bien alignées avec le poste goulot. Pour s’en assurer, il est possible d’utiliser le principe du Drum-Buffer-Rope.

4. Elever la capacité du goulot

Cette étape est nécessaire si la capacité de la contrainte n’est pas suffisante même après les améliorations. Il s’agit alors de chercher des ressources complémentaires, en délestant le poste goulot vers d’autres ressources si c’est possible ou d’investir pour améliorer la capacité du goulot.

5. Identifier les nouveaux goulots

Le goulot va se déplacer, il s’agit donc de régulièrement réévaluer les contraintes ainsi que leurs impacts. De cette manière, on se place dans une démarche d’amélioration continue.

Les 9 règles de la théorie des contraintes

En complément de ces étapes clés, il existe dans la théorie des contraintes 9 règles à respecter. Ces règles ont pour but de souligner l’importance de la suppression des contraintes et d’utiliser pleinement les goulots.

Sans toutes les rappeler ici, ces règles incluent notamment :

  1. Equilibrer les flux et non les capacités.
  2. Les goulots déterminent à la fois le débit de sortie et les niveaux des stocks.
  3. Etablir les programmes en tenant compte de toutes les contraintes simultanément.

Ces règles permettent notamment de souligner un constat essentiel en théorie des contraintes : « une amélioration locale n’amène pas obligatoirement une amélioration globale ».

Ecrit par Emma Guignard

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