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Lean Manufacturing 14.06.22

Le défi industriel du XXIème siècle : comment atteindre la neutralité carbone ?

Un défi industriel de taille

L’industrie est responsable d’environ 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, juste après la production d’électricité et de chaleur, le transport et l’agriculture. Or, l’Union Européenne s’est fixé un objectif de neutralité carbone d’ici 2050. D’autre part, la France a lancé la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) pour lutter contre le réchauffement climatique.

Certaines industries sont particulièrement énergivores, notamment les processus de la métallurgie, de la chimie et de la fabrication de minéraux non métalliques (ciments, chaux, verre…), qui consomment à eux trois 69% des émissions de CO2 de l’industrie. L’ampleur du défi est donc claire, notamment dans le secteur de l’industrie, qui doit se lancer dans une décarbonation (ou décarbonisation) massive pour atteindre cette neutralité carbone.

Qu’est-ce que la neutralité carbone ?

Selon la définition du Parlement Européen, la neutralité carbone est l’équilibre entre les émissions de carbone et l’absorption du carbone de l’atmosphère par les puits de carbone.

La neutralité carbone n’implique donc pas nécessairement la suppression des émissions de gaz à effet de serre, mais comprend l’obligation de compenser ses propres émissions carbones.

La neutralité carbone nécessite de jouer sur deux actions simultanées:

  • La réduction des émissions de gaz à effet de serre,
  • Le développement des puits de carbone.

Ceux-ci sont des réservoirs qui stockent, par un mécanisme artificiel ou naturel, le carbone atmosphérique. Les puits de carbone les plus importants sont les océans et les forêts.

L’enjeu de cette neutralité réside justement dans cet équilibre entre les rejets de CO2 provoqués par l’industrie d’un côté et l’absorption par des réservoirs de l’autre.

Le bilan carbone : un diagnostic nécessaire

Pour atteindre la neutralité carbone, les industries doivent, dans un premier temps, réaliser le bilan carbone. Celui-ci permet de chiffrer l’empreinte carbone des entreprises et est exprimé en tonne équivalent CO2. Cette unité nécessite de convertir les autres gaz à effet de serre en CO2 pour plus de simplicité. Ce diagnostic permet d’indiquer quelles sont les activités de l’industrie particulièrement émettrices de CO2, et donne l’opportunité de les modifier, pour réduire ses émissions.

Il n’existe pas une seule méthode pour réaliser le bilan carbone. En effet, il est essentiel de prendre en considération toute l’étendue des sources d’émissions causées par l’industrie considérée. Pour trier ces sources d’émissions, l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) a défini trois catégories de facteurs d’émission de gaz à effet de serre, appelées Scopes 1, 2 et 3. On a ainsi :

  • Scope 1 : émissions directes,
  • Scope 2 : émissions indirectes liées à l’énergie,
  • Scope 3 : autres émissions indirectes.

Les instructions plus précises pour réaliser le bilan carbone sont disponibles directement sur le site de l’ADEME.

Le Lean Green : la réconciliation entre écologie et rentabilité

La philosophie du Lean, qui est apparue dans les années 50 chez Toyota et qui est désormais adoptée dans la plupart des industries, s’est appliquée ces dernières décennies dans un contexte de croissance infinie et de consommation des ressources planétaires.

Depuis les années 70, lorsque le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) alerte sur la finitude des ressources et sur le dérèglement climatique en cours, le Lean ne cesse d’évoluer afin d’intégrer cette chasse aux nouveaux gaspillages de CO2.

Même si l’amélioration de la performance reste centrale, l’urgence est telle qu’il est désormais nécessaire que cette « chasse aux CO2 » prime sur tous les autres principes du Lean. C’est dans ce contexte que l’on voit apparaître et se développer depuis quelques années le Lean Green. Dans ce même élan, on voit d’ailleurs apparaître d’autres concepts, tels que l’écologie industrielle.

L’écoproduction ou écologie industrielle

L’écoproduction vise à miser sur une économie sobre s’appuyant sur les concepts d’optimisation et de récupération des flux, de cycle de vie ainsi que de gouvernance durable. Elle est basée sur trois concepts :

  • La sobriété,
  • L’efficacité,
  • Le renouvelable.

Ces concepts sont devenus centraux dans la lutte contre le dérèglement climatique, et très utiles pour les industries en quête de neutralité carbone. Pour l’atteindre, ces industries se voient désormais forcées de changer les pratiques et les usages, et d’adopter de véritables usines vertes.

 

 

Ecrit par Emma Guignard

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