Secteurs · Aéronautique MRO

En MRO, aucune pièce n'entre dans l'état prévu.

Temps opératoires inconnus avant diagnostic, travaux émergents, manquants supply : un plan statique est obsolète avant d'être imprimé. ROBIN est construit pour cette réalité — pas pour une usine parfaite.

Les enjeux du secteur

Ce n'est pas la variabilité qui dégrade le TAT. C'est le délai de réaction.

La variabilité MRO est normale — elle vient de la complexité du produit. Le problème, c'est l'outillage qui fait semblant qu'elle n'existe pas.

  • Ruptures supply

    Le manquant arrête le chantier, et personne ne l'apprend au bon moment.

    PN en rupture, délais fournisseurs qui glissent, kits incomplets, pièces de rechange arbitrées entre plusieurs chantiers. L'information circule par mail et par téléphone, pendant que le poste attend. Sans re-séquencement immédiat sur ce qui reste faisable, l'atelier improvise et le retard se propage en silence jusqu'à la livraison.

  • Pénurie de compétences

    Les habilitations sont la vraie capacité de l'atelier.

    Départs en retraite, montée en compétence longue, opérations réservées à quelques certifiés. Un planning qui raisonne en postes et en machines surestime systématiquement la capacité réelle : c'est la disponibilité des habilitations, pas celle des équipements, qui décide de ce qui peut avancer aujourd'hui.

  • Visibilité des opérations

    Personne ne sait, à l'instant T, ce qui reste à faire et sur quoi.

    Reste-à-faire tenu sur des tableaux blancs et des fichiers locaux, avancement déclaré en fin de poste, pièces physiquement introuvables dans l'atelier. Les chefs d'équipe passent leur journée à reconstituer l'état réel du chantier au lieu de le piloter — et l'arbitrage se fait sur la mémoire de ceux qui étaient là.

  • Variabilité & travaux émergents

    L'état réel d'une pièce n'est connu qu'au diagnostic — et la gamme s'écrit ensuite.

    Corrosion découverte au démontage, cote hors tolérance, reprises et rebuts : les temps opératoires sont incertains par nature et la gamme s'allonge après le lancement. Les APS généralistes, pensés pour des gammes stables, s'effondrent face à cette incertitude — et le planning repasse sous Excel.

Ce que ROBIN apporte

Un ordonnancement qui vit au rythme du hangar.

Face aux aléas et aux manquants

Replanification dynamique, à chaque nouvelle information.

Diagnostic plus lourd que prévu, PN en rupture, reprise, absence : ROBIN recalcule le séquencement complet en moins de deux minutes et communique les nouvelles priorités au terrain. Le chantier avance sur ce qui est réellement faisable au lieu d'attendre la pièce.

  • Séquençage automatique sous contraintes réelles — matière, ressource, habilitation
  • Simulation what-if avant d'arbitrer
  • Alertes en amont : la perturbation vue avant qu'elle touche la date de livraison
ROBIN.Scheduling
Le planning ROBIN partagé sur écran d'atelier, à la place du fichier Excel

Face au manque de visibilité

Le WIP en Kanban, alimenté par le tracking des encours.

Chaque chantier apparaît sur un tableau Kanban qui reflète l'état réel du hangar : la géolocalisation trace OF, pièces et outillages sans déclaratif, et les cartes changent de colonne au fur et à mesure que les opérations avancent. Le chef d'équipe lit le reste-à-faire au lieu de le reconstituer.

  • Tableau Kanban par chantier, par poste et par étape de gamme
  • Géolocalisation indoor / outdoor, non intrusive
  • Traçabilité complète — la black box exigée en aéro
ROBIN.Tracking + Cockpit
ROBIN.Cockpit — chariots localisés en temps réel sur le plan du site, avec leur historique

Face à la variabilité des temps

Chaque chantier terminé rend le suivant plus juste.

Nos algorithmes propriétaires apprennent des opérations passées : temps réellement constatés par type de réparation, par poste et par opérateur, fréquence des travaux émergents, durée des attentes. Les gammes théoriques laissent progressivement la place à des durées observées, et la promesse client se construit sur des données au lieu d'estimations.

  • Temps opératoires recalés en continu sur le réalisé
  • Détection des écarts récurrents et de leurs causes
  • Base de connaissance conservée quand les équipes changent
ROBIN.DataFlow
Suivi des encours sur écran atelier

Face à la pénurie de compétences

Le planning raisonne en habilitations, pas seulement en postes.

Matrice de compétences, certifications et dates de validité, présences et absences : ROBIN n'affecte une opération qu'à quelqu'un qui peut légalement et techniquement la faire. La capacité affichée devient la capacité réelle, et les goulets de compétence se voient avant d'être subis.

  • Matrice de compétences et validité des habilitations
  • Disponibilités, congés et équipes intégrés au séquencement
  • Charge par compétence critique, visible à l'avance
ROBIN.Scheduling
Projection de la charge sur un pic de collection

Face aux moyens indisponibles

Bancs, outillages et moyens de contrôle sont des contraintes de planning, pas des détails.

Un banc d'essai réservé, un outillage spécifique parti sur un autre chantier, un moyen de mesure dont l'étalonnage expire la semaine prochaine : ces éléments décident de ce qui peut être lancé autant que les compétences. ROBIN les traite comme des ressources à part entière — disponibilité, localisation, date de métrologie et fenêtres de maintenance entrent dans le séquencement.

  • Parc de moyens et outillages localisé en temps réel
  • Dates d'étalonnage et de requalification bloquantes pour l'affectation
  • Maintenance préventive planifiée dans les creux de charge, pas contre eux
ROBIN.Tracking
Plan d'atelier ROBIN consulté au poste, gammes et composants en main

Ils pilotent en MRO

François DesnoyerChief Data & Digital Officer, Safran Landing Systems
Notre grand sujet, c’est la transformation par la data : réduire notre empreinte carbone, optimiser notre productivité et assurer une diversification business — en travaillant maintenant sur des drones, par exemple. Une phrase totem m’a marqué, d’Yves Dubreuil chez Renault : « Quand on n’a qu’un marteau comme outil, on voit tous les problèmes comme des clous.
SafranLanding Systems · MROTous les témoignages

FAQ · MRO

Les questions des ateliers MRO

Nos temps opératoires varient beaucoup — est-ce un problème ?

Non. ROBIN ne suppose pas des durées figées : les temps sont définis par couple opération-référence, et le plan est recalculé à chaque nouvelle information (diagnostic, avancement réel mesuré par le tracking, travaux émergents). Les temps constatés sont comparés en continu aux temps théoriques, et la fiabilité des estimations s'améliore avec l'usage, sans saisie supplémentaire.

Comment ROBIN se connecte à notre ERP (SAP, Sage…) ?

Par une API REST documentée et versionnée, avec des jetons d'accès par périmètre. Des connecteurs standards existent pour SAP, Sage, les MES et les GMAO du marché. L'ERP reste la référence des ordres de fabrication, des gammes et des besoins matière ; ROBIN prend le relais sur l'ordonnancement fin et le temps réel. Il co-pilote, il ne remplace pas.

La traçabilité réglementaire aéro est-elle couverte ?

Oui. Chaque opération, chaque mouvement de pièce et chaque décision de replanification est horodaté et tracé — la « black box » du chantier. L'historique complet reste auditable.

Quels gains attendre sur le TAT ?

Environ 7% de réduction constatée sur les chantiers pilotés avec ROBIN — sur un TAT de 10 jours, 17 heures gagnées par chantier. Pas en travaillant plus vite : en supprimant les temps morts et les erreurs d'organisation que personne ne voit sans vision globale.

Passer à l'action

Votre TAT subit les imprévus au lieu de les absorber ?

Parlons de votre hangar — démonstration possible sur vos données en quelques jours.